Votre nom de domaine, c'est l'adresse qu'on tape, qu'on imprime sur vos cartes et qu'on dicte au téléphone. Vous allez le garder des années. Il mérite dix minutes de réflexion, pas plus — mais ces dix minutes-là.
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Prenez le nom sous lequel vos clients vous connaissent, en .fr si vous travaillez en France, court, sans tiret si possible, facile à dicter au téléphone. Et surtout : enregistrez-le à votre nom, pas à celui de votre prestataire. Un .fr coûte une dizaine d'euros par an, et on peut le réserver pour plusieurs années d'un coup.
Pour un commerce qui travaille en France, le .fr. Sans hésiter. Vos clients sont ici, ils le lisent comme une adresse d'ici, et c'est ce que fait déjà la majorité des entreprises françaises : selon l'étude 2025 de l'Afnic, 56 % des TPE-PME qui ont un site privilégient le .fr, loin devant le .com (37 %).
Le .com a du sens si vous vendez hors de France, ou si le .fr est déjà pris par quelqu'un d'autre. Dans ce cas, regardez aussi s'il n'y a pas un piège à côté : un concurrent qui porte presque le même nom, une marque déposée. On ne construit pas sa maison sur le terrain du voisin.
Et si les deux sont libres ? Prenez les deux, et faites pointer le .com vers le .fr. Quelques euros de plus par an, et personne ne pourra s'installer à côté de vous.
— la check-list —Le nom enregistré au nom du prestataire. C'est le plus sournois, parce que tant que tout va bien, personne ne s'en rend compte. Le jour où vous voulez changer de prestataire, vous découvrez que votre adresse ne vous appartient pas. J'en parle en détail dans le dossier sur la récupération de son nom de domaine.
L'email sur une adresse gratuite. Selon la même étude de l'Afnic, seules 51 % des entreprises utilisent une adresse email liée à leur nom de domaine. Les autres écrivent depuis une adresse Gmail ou Orange. Un contact@votrenom.fr inspire plus confiance, et il vous suit si vous changez de fournisseur d'accès.
L'oubli du renouvellement. Un nom de domaine se loue, à l'année. Si personne ne renouvelle, il finit par retomber dans le domaine public, et n'importe qui peut le réserver. Pour un .fr, l'Afnic permet de l'enregistrer jusqu'à dix ans d'un coup. Pour un commerce installé, trois ou cinq ans, c'est un souci de moins.
Un nom un peu long, on s'en remet. Un .com au lieu d'un .fr, aussi. Mais un nom de domaine qui n'est pas à votre nom, c'est une porte d'entrée dont quelqu'un d'autre a la clé.
Quand vous l'enregistrez, ou quand un prestataire le fait pour vous, vérifiez trois choses : vous êtes titulaire (votre nom ou celui de votre entreprise), vous avez reçu les identifiants du compte chez le bureau d'enregistrement, et vous connaissez la date d'échéance. Notez-la dans votre agenda, un mois avant.
Vous pouvez tout à fait réserver votre nom seule, en dix minutes, chez n'importe quel bureau d'enregistrement. Vous n'avez besoin de personne pour ça, et c'est même la meilleure façon d'être sûre qu'il est à vous.
Chez moi, c'est simple : que vous gériez l'hébergement vous-même (60 à 100 € par an) ou que je m'en occupe (120 € par an tout compris), le nom de domaine reste à votre nom. Toujours.
Un .fr coûte une dizaine d'euros par an chez un bureau d'enregistrement classique, un peu plus pour un .com. Méfiez-vous d'un nom de domaine facturé plusieurs dizaines d'euros par an sans explication : c'est une marge, et vous avez le droit de la connaître.
Seulement si la ville fait partie de votre nom ou si elle vous distingue d'une enseigne homonyme. Pour être trouvée sur « votre métier + votre ville », ce sont vos pages et votre fiche Google qui comptent, pas l'adresse elle-même.
Regardez d'abord qui l'occupe : un site actif, une page en vente, rien du tout. Ensuite, trois pistes : ajouter votre métier (nathalie-coiffure.fr), prendre l'autre extension, ou raccourcir. Évitez de prendre un nom presque identique à celui d'un concurrent.
Oui, mais ça se prépare : il faut rediriger chaque ancienne adresse vers la nouvelle, pour que Google et vos clients suivent. C'est faisable sans tout perdre, à condition de garder l'ancien nom actif pendant la transition.
Vous, ou votre entreprise. Jamais le prestataire. C'est lui qui décide à qui appartient l'adresse de votre site ; s'il est au nom d'un tiers, vous ne pouvez pas partir avec.
Vous avez déjà un nom de domaine ? Ouvrez vos emails et cherchez le dernier message de renouvellement. Si vous ne trouvez rien, ou si le nom qui apparaît n'est pas le vôtre, vous savez quel est le premier mail à écrire cette semaine.
Le constat est offert : à quel nom est votre domaine, quand il expire, et ce qui manque pour que votre adresse soit vraiment la vôtre.
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