Ce bandeau, tout le monde le déteste et tout le monde clique dessus sans le lire. Pourtant, il n'est pas toujours obligatoire. Et quand il l'est, beaucoup de sites le font de travers, ce qui revient au même que de ne pas l'avoir.
Accueil → Bandeau cookies : obligatoire ou pas
Seulement si votre site dépose des traceurs qui demandent votre accord : publicité ciblée, boutons de réseaux sociaux, certains outils de statistiques. Un site qui n'utilise que des cookies strictement nécessaires (panier, mémoire du choix) ou une mesure d'audience configurée selon les conditions de la CNIL peut s'en passer. Et quand le bandeau est là, la CNIL exige qu'on puisse refuser aussi simplement qu'accepter.
Un cookie, c'est un petit fichier que le site dépose dans le navigateur du visiteur, pour s'en souvenir. La loi française, qui applique une directive européenne, pose un principe simple : on demande l'accord avant de déposer un traceur, sauf s'il est strictement nécessaire au service que le visiteur a demandé.
La CNIL cite les cas où l'accord est obligatoire :
Autrement dit : un bouton « Partager sur Facebook » intégré au site, ou un outil de statistiques branché sans réglage, et le bandeau devient obligatoire. Souvent sans que le commerçant le sache, parce que c'est un module ajouté un jour par quelqu'un d'autre.
— la bonne nouvelle —La CNIL dispense d'accord plusieurs traceurs, parmi lesquels ceux qui gardent en mémoire le contenu d'un panier sur une boutique, ceux qui retiennent le choix du visiteur sur les cookies, et ceux qui servent à se connecter à un compte.
Et surtout, certains outils de mesure d'audience. Pour être dispensés, dit la CNIL, ils doivent servir uniquement à mesurer la fréquentation de votre site, pour votre compte, produire des statistiques anonymes, et ne pas suivre la personne sur d'autres sites. La CNIL recommande aussi une durée de vie de 13 mois au plus pour ces traceurs, et une conservation des données de 25 mois au plus.
Concrètement, pour un commerce de quartier ou un artisan : un site sans publicité, sans bouton de partage, avec des statistiques réglées selon ces règles, peut très bien se passer de bandeau. Vérifiez-le quand même, élément par élément. C'est vous, l'éditeur du site, qui en répondez, pas le prestataire qui l'a installé.
Sur sos-site.fr, j'utilise un outil qui mesure les clics et le défilement, pour voir où les visiteurs s'arrêtent. Il n'est pas dispensé d'accord, donc il ne se charge pas du tout tant que vous n'avez pas cliqué « Accepter ». Si vous refusez, rien ne se charge, jamais, et le bandeau ne revient pas vous relancer à chaque page. Tout est détaillé, cookie par cookie, sur la page cookies du site.
Et il n'y a sur ce site ni publicité, ni bouton de réseau social qui vous suivrait ailleurs. Moins de traceurs, c'est aussi moins de bandeau à justifier.
La méthode la plus sûre pour gérer un bandeau cookies, c'est souvent d'en avoir besoin le moins possible. Avant d'installer un module de consentement, faites le ménage : les boutons de partage que personne n'utilise, les outils de statistiques installés un jour et jamais ouverts.
Ce qui reste, on le règle proprement. Un bandeau bien fait prend dix secondes au visiteur, et il vous évite un sujet qui fâche.
Seulement s'il dépose des traceurs soumis à consentement : publicité, boutons de réseaux sociaux, statistiques non dispensées. Un site vitrine qui n'utilise que des cookies strictement nécessaires, ou une mesure d'audience configurée selon les conditions de la CNIL, peut s'en passer.
La CNIL ne raisonne pas par marque, mais par usage : un outil de statistiques n'est dispensé que s'il mesure uniquement votre audience, pour vous, avec des données anonymes, sans les réutiliser ni suivre la personne ailleurs. Certaines offres du marché n'entrent pas dans la dispense quand leur fournisseur réutilise les données. Il faut vérifier la configuration.
Non. La CNIL exige que le visiteur puisse accepter ou refuser avec le même degré de simplicité. Un bandeau sans vrai bouton de refus ne recueille pas un consentement valable.
Non. Le silence du visiteur, y compris le fait de continuer sa navigation, doit être compris comme un refus. Les cases pré-cochées sont également interdites.
Pour les outils de mesure d'audience dispensés de consentement, la CNIL recommande une durée de vie de 13 mois au plus, non prolongée automatiquement à chaque visite, et une conservation des données collectées de 25 mois au plus.
Ouvrez votre site dans une fenêtre de navigation privée. Un bandeau s'affiche ? Cherchez le bouton « Refuser ». S'il faut trois clics pour le trouver alors qu'un seul suffit pour accepter, votre bandeau est à reprendre.
Le constat est offert : ce que votre site dépose vraiment dans le navigateur de vos visiteurs, et ce qu'il faut régler.
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